A Stal da Stal : coulisses d’un tournage vidéo à Landerneau avec Manon Pedroza de Malzenn Studio

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Comment j’ai découvert le travail de Manon Pedroza (et pourquoi ça m’a donné envie de collaborer)

J’ai découvert le travail de la réalisatrice vidéo Manon Pedroza de Malzenn Studio à travers les vidéos des Popiettes – duo qu’elle forme avec sa copine VictoriaK Photographie – sur YouTube. J’ai trouvé ça beau de partager la création artistique en action et que cela se passe dans le coin. Cela prouve encore et toujours qu’il n’y pas besoin d’aller loin pour trouver de formidables talents.

C’est donc en regardant Les Popiettes que j’ai eu envie de contacter Manon afin qu’elle réalise la vidéo de présentation d’A Stal da Stal, pour fêter les 1 an de création de ma petite entreprise de communication d’influence extra-locale.

Ça a tout de suite matché avec Manon. On a le même sens de l’humour. Et puis Manon est une jeune femme sensible et qui n’a pas peur de le montrer, ce qui la rend encore plus humaine et ça, c’est pas si fréquent dans le monde professionnel.

Écrire un scénario dans un coffeeshop à Landerneau : quand le lieu devient une évidence


Les deux rencontres pour préparer le scénario ont eu lieu au coffeeshop A l’est de la lune, à Landerneau.

Souvent, quand je suis au coffeeshop, confortablement installée sur le canapé coincé entre la vitrine et le comptoir de Morgane, j’observe les allées et venues, j’écoute les conversations, les rires qui éclatent avec Morgane et les client·es que je finis par connaître… et j’ai l’impression d’être dans une sitcom, un peu à la Friends.

Il est très vite devenu évident que le tournage se ferait à A l’est de la lune. Avec Morgane, on s’est fait des plans sur la comète de la manière dont se passerait le tournage : les figurants, les accessoires, la décoration, nos tenues à nous !! Et au milieu de tous ces échanges brouhahesques : Manon imperturbable, le regard ailleurs. Parfois, elle se levait d’un coup pour prendre des mesures imaginaires avec ses doigts, elle avançait et reculait d’un bout à l’autre du café. Morgane et moi, ça nous coupait la chique et on la regardait faire, mi-amusées, mi-admiratives de sa capacité à faire abstraction.

« On va filmer en plan-séquence, c’est à dire, en une seule prise de vue. » Les choses étaient dites avec tant de conviction qu’on ne pouvait être qu’emballées par la proposition de la réalisatrice.

Quelques jours plus tard, Manon m’a fait suivre un scénario détaillé, incluant le séquencier. J’étais excitée comme une puce. Je m’y voyais déjà.

Caster ses proches pour un tournage : bonne idée… ou piège émotionnel ?


L’étape suivante a été de recruter les figurant·es. Ça a été assez délicat pour moi, car j’aurais aimé de la diversité, mais c’est un vrai défi pour un tournage à Landerneau. Et puis, c’est une chimère : révéler toute la diversité du monde serait de toute façon impossible. D’aucuns auraient toujours quelque chose à redire.

L’autre aspect délicat a été de choisir parmi mes ami·es. Comme j’ai une facilité déconcertante à me mettre toute seule dans la mouise, ça n’a pas loupé non plus cette fois-ci. J’en ai recalé certain·e, je me suis trop justifié·e, j’ai menti par omission, puis j’ai tout révélé en rougissant de honte… L’embarras total. Si vous cherchez quelqu’un pour gérer une situation pareille, je ne suis pas la bonne personne.

Le jour J est enfin arrivé. Entre les discussions fantasmées avec Morgane au coffeeshop et la réalité, j’ai commencé à douter. En rassemblant les accessoires, en enregistrant la voix-off… Rien ne semblait trouver grâce à mes yeux et mes oreilles. Ce n’était jamais aussi parfait que dans mon imagination. Je commençais à trouver assez bizarre que Morgane ait accepté de m’ouvrir son café pour un tournage, que mes ami·es (trié·es sur le volet haha) répondent présent, quant à Manon, la réalisatrice, elle était liée par un contrat donc elle n’avait pas vraiment le choix.

La journée passait et ma belle assurance s’envolait. Je pense que c’est cette sensation qu’on appelle communément le trac.

Filmer en plan-séquence : immersion dans un tournage aussi précis qu’imprévisible


Le tournage a donc bel et bien eu lieu en soirée au coffeeshop, après la fermeture. Et c’est là que j’ai pu apprécier le professionnalisme de Manon : véritable cheffe d’orchestre. Une main de fer dans un gant de velours. Parce qu’il en faut de la patience et de la fermeté pour gérer toute une bande de copains.copines surexcités par l’enjeu. Ce n’est pas tous les jours qu’on participe à un tournage.

Pour qu’un plan-séquence fonctionne, chaque figurant·e doit apprendre sa partition. Manon donne des indications très précises pour aider l’acting : ne pas regarder la caméra, vraiment lire le livre qu’on tient entre les mains, entamer une vraie discussion avec son ou sa partenaire de jeu, etc. Les enfants de Morgane et de ma copine Emilie sont également de la partie et prennent leur rôle très à cœur. C’est amusant de voir Gabriel, le plus jeune d’entre eux, jouer vraiment pour la gagne aux petits chevaux et non pour la caméra.

Il aura fallu 5 prises pour avoir la bonne. J’avoue avoir fait foirer toutes les prises précédentes pour cause de panique. J’étais admirative de l’enchaînement naturel entre les séquences, du sérieux de mes copains, du traveling sans anicroche de Manon. Des tas de questions et de commentaires m’assaillaient pendant cette chorégraphie au cordeau : Est-ce que Manon est en train de filmer en dolly zoom ? Est-ce que Morgane a assez pincé mes joues pour un effet blush (la réponse est OUI) ? Est-ce qu’il faut que je souris avant ou après avoir regardé la caméra ?, etc.

Manon m’a donné plus de directives et finalement, ça l’a fait. OUF !

Ce que ce projet vidéo raconte vraiment d’A Stal da Stal


Je garde un super bon souvenir de ce tournage. Il y a cette photo que je suis contente d’avoir prise pour la postérité :

L’objectif de la vidéo était de présenter l’idée derrière A Stal da Stal : sortir, rencontrer, explorer à deux pas de chez soi. Je suis très contente d’avoir fait appel à Manon Pedroza pour la réalisation de ce clip très esthétique et sensible, à la « Amélie Poulain ». Elle a parfaitement réussi à créer un univers qui colle avec ma façon de vivre les choses lorsque j’écris pour astaldastal.fr

Bon visionnage à tous·tes :


Malzenn Studio – Manon Pedroza, Réalisatrice vidéo
Studio créatif (branding, direction artistique, identité visuelle)
https://www.malzennstudio.fr
malzenn.studio@gmail.com

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