Pourquoi les fêtes de village restent les meilleures
J’adore les fêtes de village, c’est là qu’on s’amuse le plus. Ma dernière en date, c’était celle dédiée aux Années 80 à Pencran. M é m o r a b l e ! ! Habitante de Saint-Urbain, je me devais donc de tester la Fest’Urvan : petit festival de centre-bourg, gratuit et familial.
En plus, je savais que j’y retrouverais Gwen, le propriétaire du bar clandestin de Saint-Urbain, ainsi que MZH Project en tête d’affiche. Deux valeurs sûres pour passer un excellent moment !
Un autre atout des petits festivals d’à côté de chez soi, c’est qu’en général on y mange et on y boit bien : c’est bon, pas cher et local. Et que l’objectif des organisateurs·trices n’est pas de faire du profit à gogo, mais bel et bien de s’amuser, danser et chanter comme des p’tit·es sauvageon·nes.

Groupes locaux et joyeuse énergie à l’heure du déjeuner
J’ai ainsi découvert plusieurs groupes de Landerneau. Le groupe de musique irlandaise Melkern a joyeusement animé notre déjeuner. L’Irish vibe a ondoyé entre les tables installées dehors place de la mairie : la bière et le Breizh cola coulant à flots.
Ensuite, The ExHolders ont pris la relève. Joel Eusen (ex-chanteur du groupe Cruel Dilemme et prof d’anglais dans la vie civile) et sa bande de copains musicos assurent un bon show rock à souhait. Ça se voit bien qu’ils ont de la bouteille : beaucoup de charisme sur scène, une voix grave et généreuse, une identité bien à eux.

Bref, j’ai adoré. Ce qui n’est pas passé inaperçu puisque Michel Tessier des associations Heol, la monnaie locale et Coups d’Pompes m’a remarqué au milieu de la foule.
« C’est super, hein !! »
Michel n’est pas venu à Saint-Urbain en vélo, puisqu’il covoiturait son beau-fils Valentin, alias « Val » le guitariste fantasque du jeune groupe de rock landernéen Onde de Shock.
Onde de Shock : la relève rock qui n’a peur de rien
Et justement voici Onde de Shock qui entre en scène : les trois frangins « Val », « Guts » et « Lou », suivis du chanteur « Ju ». Quelle fougue !
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la jeunesse ne s’économise pas pour offrir à son public un spectacle rock’n’roll. Mention spéciale pour le grand frère Val, qui n’hésite pas à plonger dans la fosse et à se mêler à la foule dans de longs riffs de guitare électrique à en faire se dresser sur sa tête les cheveux permanentés de ma grand-mère.
Quatre jeunes gens talentueux qui méritent qu’on les encourage et qu’on aille les voir sur scène.

MZH Project : une clôture festive et complice
Pour terminer en beauté la Fest’Urvan, nous re-re-re-découvrons toujours avec autant de plaisir le groupe MZH Project !
Pierre Le Bourdonnec (chant), Ludovic Berrou (instruments à vent) et Jean-Christophe Colliou (guitare et percussions), que les connaisseurs identifieront immédiatement comme trois des membres du groupe rock Merzhin, détachés pour former le MZH Project.
Ce que j’ai adoré, c’est la relation spéciale qu’ils ont réussi à tisser avec le public saint-urbanais, chaleureux mais néanmoins exigeant. Leurs small talks décontractés et pleins d’humour entre deux reprises. Et l’onomatopée rythmée de « Ludo » sur la chanson Hippy Hippy Shake. J’étais hilare du début jusqu’à la fin tellement il le faisait encore mieux que l’original.
S’impliquer localement : là où tout commence
Merci encore au Comité d’animation de Saint-Urbain d’imaginer une belle journée festive et de la réaliser ! Et plus que jamais, je vous encourage à vous impliquer dans les associations locales, car c’est ici et maintenant que ça se passe.